Voici la première étude de "c'est AAA nous" (le texte n'a pas été écrit sur la main, mais ça va venir ...), vous pouvez aussi voir les deux vidéos de la création de cette main, ici et .



Les mains de l'humain


La surinformation de dévalorisation des pays donne le sentiment que l’on peut plus rien revendiquer, plus rien s’approprier. Pourtant c’est justement maintenant qu’il faut affirmer que ce qui nous entoure est à nous. La valeur du patrimoine public est justement notre richesse commune. Ce monde soit disant détenu par les rouages de l’argent roi est une possession factice, même si elle est légale. La possession légitime est celle de chacun de nous au niveau individuel, une possession culturelle.


Installer des mains sur des lieux publics revendique cette légitimité. Quoiqu’en pensent les dirigeants occultes ultralibéraux de nos gouvernants politiques obéissants, à terme, les patrimoines ne sont pas facturables ou dévalorisables car ils sont la possession de tous. Il en est de même avec les pays et leurs habitants. Ce besoin d’affirmer notre existence, que je ressens depuis des années, éclate maintenant avec l’explosion des dettes des pays.


« c’est AAA nous » installe donc une nuée de mains sur un monument public pour signifier ce refus d’abandonner nos prérogatives culturelles et patrimoniales. Pour éviter qu’elles ne s’envolent. Sur chacune de ces mains est écrit « c’est AAA nous ».



Place de la Bastille
1er Projet



Des nuées de mains



La forme de chaque main est, bien sûr, celle d’un maintien au sol du monument sur laquelle cette main se trouve. Comme une protection de son trésor, ces mains gardent et protègent le bien commun.

Le travail préparatoire sur ce projet m’a amené à tester de nombreux matériaux. Béton, bois, mousse, pvc, ont fait l’objet de tests qui m’ont amené à choisir le pvc pour ses propriétés de translucidité et de solidité. De la lumière peut être installée à l’intérieur de la main et l’installation devient lumineuse ! Des mains de lumière qui cocoune nos monuments.

Des mains d’hommes et non de géants, rendent le propos plus proche de chacun de nous. « c’est AAA nous » nous concerne tous et pour cela, cela doit être nos mains qui maintiennent ces monuments.

Ces mains se sont décidées sans plan établi, sans organisation particulière, l’envie de maintenir et protéger ce bien attaqué a été spontanée. Elles ne sont pas rangées mais elles sont là et bien là !


Place de la République
Projet actuel




Fabrication et installation



L’installation d’une nuée de mains sur un bâtiment public suppose bien évidement de fabriquer ces mains. Le descriptif en photo du processus de fabrication détaille précisément cette fabrication.

Un monument public suppose une surface importante. C’est donc de plus d’une centaine de mains dont il est question.

L’interactivité que je veux donner à ce travail est très simple : pour les mains à hauteur d’homme, il suffit d’appuyer sur la main pour la faire s’illuminer (interrupteur tout simple). De cette façon le public s’accapare l’œuvre et n’en est pas que spectateur.

Petits et grands peuvent se décréter possesseur du monument.






Du sable à la lumière en passant par ...



Je réalise des sculptures de sable depuis toujours. Ces dernières années j’ai pris des photos et à la demande des passants de la plage où je les réalise, j’ai créé un site qui présente ce travail : http://sable.richardbois.fr

L’envie d’installer ces mains faites en sable en ville semblait une gageure : du landstreet art !


J’avais donc commencé à travailler sur l’idée d’une ou deux mains monumentales en béton qui au-delà de la complexité technique de réalisation (grossissement des mains réalisées en sable, moulage du sable et du béton, poids, …) ne véhiculait pas l’idée de multitude qui me semblait être importante à partager.



En réduisant la taille, je m’obligeais à chercher d’autres matières plus simples à travailler qui facilitent une plus grande duplication et des pièces plus mobiles.

Mais il fallait déjà résoudre le problème de la prise d’une empreinte (réalisation d’un moule) dans la mesure où les originaux étaient faits en sable.

A partir d’une même forme de modèle, j’ai d’abord voulu durcir le sable en lui appliquant des colles.



Les résultats n’ont été ni concluants, ni satisfaisants.



J’ai donc appliqué du plâtre sur le sable directement pour effectuer un moule. Cette très simple technique a bien fonctionné.



Ce qui suit montre comment ce moule en plâtre m’a permis de faire une main en mousse polyuréthane de BTP (en bombe aérosol). L’inconvénient de cette technique est d’avoir à faire un moule par main car la mousse est dure, et cela suppose de casser le moule pour sortir la pièce moulée.



Après avoir retourné le moule, son désablage permet d’en cirer l’intérieur au pinceau.



La cire permet de démouler sans que la mousse ne colle au plâtre.







La magie des rencontres m’a fait croiser un Géo Trouvetou. Mathieu Rietman passe sa vie à élaborer des solutions techniques à des problèmes ergonomiques pour un service d’ortho-prothèse d’un complexe médical. Il m’a proposé de réaliser une main en mousse polyuréthane molle. Cette mousse molle permet de ne pas perdre le moule à chaque main moulée. Nous avons donc faits des tests ensemble et l’éventualité de faire un moule en pvc est arrivé sur le tapis.

Voici, en photo, le chemin pour réaliser cette main en mousse molle. Lequel chemin nous a emmenés vers une idée nouvelle celle d’utiliser le moule pvc comme objet signifiant, en installant de la lumière à l’intérieur.



























(Je ne fais pas que les photos !!!)






La plaque de PVC à mettre dans ...



... le four





La table à vide








Le moulage de la mousse polyuréthane molle